Séances

mercredi 16 novembre 2011 - 20h30
jeudi 17 novembre 2011 - 20h30
© photo James Hercule
Cahier d'un retour au pays natal

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COMPAGNIE DE LA COMÉDIE NOIRE

Cahier d'un retour au pays natal

d’Aimé Césaire
Jacques Martial, mise en scène, interprétation


Jacques Martial met en scène et interprète avec maestria le poème fondateur de l'œuvre d’Aimé Césaire. Si le Cahier d’un retour au pays natal est fermement enraciné dans la réalité sociale, historique et géographique des Antilles françaises de l’entre-deux-guerres, son actualité n’en reste pas moins intacte. André Breton s’exclame : « ce poème n’est rien moins que le plus grand monument lyrique de ce temps ». Le message humaniste a transcendé son époque et alerte nos consciences. Il nous rappelle de toute sa force que « la carte du printemps est toujours à refaire… »


« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir… »
Aimé Césaire


« La parole d’Aimé Césaire, belle comme l’oxygène naissant. »
André Breton


Notes
« Silence… Sur le sol, trois sacs, des tissus étendus, que l’on devinera, traces du pays natal. Dressée derrière, une carte réinventée du monde, originale géographie en taches de couleurs, continents aux formes diverses.
Dans cet espace, l’homme entre en scène. Il est le gardien, le créateur, le guide de cette fin de nuit, de ce bout de petit matin magique. Voyage dans le temps et dans l’espace, le spectacle met en scène un noir, un homme, l’homme, en fracture de lui-même, exilé dans la solitude de son être, aux portes du hurlement irréversible, qui effectue la traversée du retour à son pays natal, c’est-à-dire à son humanité…
La langue d’Aimé Césaire demande à être dite autant qu’elle est faite pour être entendue. Une poésie vivante, riche, luxuriante et tout à la fois précise, tranchante, même quand elle joue à nous surprendre par l’inventivité de sa musique. Car ici, l’inventeur est clairement un génie. Cahier d’un retour au pays natal est marqué du sceau de son impatience de jeune homme de vingt-cinq ans, de sa révolte devant les coltis infranchissables du préjugé et de la sottise, devant la violence, celle que subissent à cette époque non seulement les peuples noirs mais tous les peuples dominés, reniés dans leur humanité… et dont il dénonce l’asservissement. 1939, Aimé Césaire sait-il à quel point il est en train de poser pour les générations à venir les termes d’une nouvelle fraternité toujours à refaire ? »


Jacques Martial, metteur en scène
Spectacle labellisé 2011, Année des Outre-Mer présenté dans le cadre du Colloque Chantier Sud-Nord organisé par le Théâtre du Versant

avec

Jacques Martial

Pierre Attrait, scénographie, Jean-Claude Myrtil, création lumière, Jérôme Boutterin, peinture, Martine Feraud, création accessoires, Tim Greacen, assistant mise en scène, Elisabeth Dallier, assistante à la scénographie, RFO Guadeloupe, bande son

Spectacle créé avec le soutien du Conseil régional de la Guadeloupe, du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Outre-Mer, de CulturesFrance, du festival 10 Days on the Island

Revue de presse

  • « C’est à voir ! Tout d’abord, il y a le texte d’Aimé Césaire, d’une rare poésie, fondateur de la négritude et de la littérature des « colonisés », ensuite il y a l’acteur, remarquable bête de scène qui nous emporte dans sa force, sa colère et son envie de partage... »

    Nina Chataigner, Le Souffleur
  • « Une voix puissante qui emporte avec elle le souffle du public, son attention, au point qu’à chaque baisse d’intensité de ce monologue, le public en profite pour respirer, bref, pour reprendre contact avec lui-même… Une prestation impressionnante ! »

    Catherine Guizot, La Provence
  • « Jacques Martial fait revivre de manière admirable la poésie césairienne… A côté des mots, il y a la lumière qui épouse le texte, le décor qui trouve les équivalences émotionnelles. Et bien sûr, le jeu de l’acteur tout en finesse et en subtilité. »

    Louis Otvas, RFO

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