Théâtre
mardi 16 & mercredi 17 mars 2010 - 20h30 | Bayonne
Philippe Genty recrée cette saison l’un de ses chefs-d’œuvre, Voyageurs immobiles, présenté à Bayonne dans sa première version en janvier 1996. Ce spectacle avait constitué une révélation et fait naître de nombreux admirateurs dans notre région. Grand voyageur, Philippe Genty porte en lui des paysages et des images des pays qu’il a traversés. Il y a aussi d’autres paysages qu’il visite régulièrement, ce sont ceux des rêves. L’inconscient, ce continent riche et coloré, le passionne depuis toujours. Le rêveur n’est-il pas un voyageur immobile ?
Voyageurs immobiles : un voyage inoubliable !
le spectacle
Voyageurs immobiles est un spectacle à la force poétique inouïe. En voici le début : « Alors que je roule dans un désert depuis plusieurs jours, à l’horizon se dessine une minuscule silhouette au milieu de la piste... Un enfant, il est là immobile, ses yeux fixés sur moi. Il est là depuis le début de l’humanité... Il est l’humanité... »
Sur scène sept passagers (mimes, danseurs, marionnettistes) partagent un voyage au-delà du temps et de l’espace, au-delà de toutes frontières physiques dans une course sur place. Ils traversent des océans, des déserts, des mondes ignorés... Ils plongent dans des situations dérisoires en perpétuelle transformation, éruptions, naufrages et magma balayés par des vents récurrents comme des états mentaux successifs...
Le spectateur comme envoûté participe au voyage en se laissant porter par la force onirique qui l’invite au « dépassement de toutes les frontières, au gré des flots gonflés de métamorphoses, sans cesse allégés par le souffle de l’illusionniste, l’humour et le merveilleux… Quelque part entre les villes de Darwin et Alice Springs, en Australie, Philippe Genty écrivait : « De tous ces paysages traversés aux quatre coins du globe, les déserts ont certainement laissé dans mes souvenirs l’empreinte la plus indélébile. »
«La scène se fera désert, donc, mais aussi mer, lieu unique et matriciel qui donnera mille naissances, une germination fertile présentée en tableaux qui se déplacent avec les déclics subtils des kaléidoscopes. Et chaque petit décalage nous fait manquer un battement de coeur, comme dans les très beaux rêves. » écrit le journaliste Dominique Widemann.

Coproduction : Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre, Théâtre du Rond-Point, Théâtre André Malraux/Rueil-Malmaison, Espace Jacques Prévert/Aulnay-sous-Bois Altstadtherbst Kulturfestival/Düsseldorf, Théâtre Toursky/Marseille, Ville de Nevers, Conseil régional de Bourgogne, Ministère de la Culture/Drac Bourgogne